semaines 16-17: 8 pièges à éviter en vacances

Vous savez quoi? Je crois que j’ai eu la plus mauvaise idée de vacances qui soit! J’avais planifié 3 semaines de vacances, dont 2 semaines de méditation dans un monastère Zen en France pour ensuite repasser voir des amis en Drôme pendant 3 à 4 jours, voire pousser une pointe pour aller voir d’autres amis à Nice, et puis voilà, j’ai du tronquer une bonne semaine … Du coup, j’ai passé 13 jours dans le Monastère et 1,5 jour avec mes amis.

Au bord d'une rivière, dans la Drôme

Au bord d’une rivière, dans la Drôme

Je parlerai dans un autre article de cette expérience intensive de méditation, mais ce qui est sûr, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’était pas reposant du tout!! Heureusement, j’ai eu un jour dans la Drôme où nous avons passé du temps dans un superbe endroit, au bord d’une rivière qui formait, entre de petites cascades,  des bassins naturels. Quel plaisir que de se baigner dans cette eau claire et fraîche! Voilà de quoi vous donner un bon petit coup de fouet et faire circuler le sang et donc l’énergie dans tout votre corps.

Cette expérience m’a également fait réfléchir sur des vacances passées, où j’ai eu l’impression que mes choix n’avaient pas été très adéquats pour moi. Voici les pièges à éviter en vacances.

1. Se forcer à suivre un rythme intensif similaire à celui du travail pendant ses vacances

Bon, c’est au final ce qui s’est passé au monastère où nous vivions comme les nonnes: lever à 5h15, 1ère méditation à 5h30, petit déjeuner, vaisselle ou ménage, 15 minutes de pause, seconde méditation à 8h30, 15 minutes de pause, travail au jardin, ménage, préparation du repas, ou enseignement, repas de midi, vaisselle, enfin une pause de 1h30 à 2h, et hop, à 15h, nouvelle méditation, et c’était reparti non stop jusqu’à 21h.

Si l’utilité de cet exercice prend tout son sens lorsqu’on veut travailler sur soi, et sa capacité de méditation, penser y être en vacances pour se ressourcer et se reposer est un leurre… En ce qui me concerne, pendant les vacances, j’ai besoin de casser le rythme habituel, de fonctionner parfois au ralenti, parfois à 200% mais en fonction du ressenti du moment. Bref, s’imposer un rythme trop semblable à celui du travail n’est pas reposant, et même si j’ai eu beaucoup de prises de conscience et de bénéfices de ce séjour, je n’ai pas l’impression d’avoir eu de vraies vacances, qui devraient aussi être un moment pour se reposer…

2. Aller dans un pays où il y a des troubles politiques, et où l’insécurité est palpable.

Un des aspects que je recherche pendant mes vacances est la tranquillité de l’esprit. J’ai choisi d’éviter les pays où je sais qu’il y a des troubles politiques. Maintenant, certains troubles apparaissent aussi soudainement qu’une éruption volcanique, voyager comme j’aime (c’est-à-dire partir seule sac au dos) représente toujours un risque, et je l’accepte. J’essaie néanmoins de le limiter en lisant les nouvelles sur les sites des ambassades (voir le site affaires étrangères de France et l’ambassade de Belgique) mais sans dramatiser non plus, en écoutant la population, et en évitant les zones à risque (il y a des zones dangereuses à éviter partout, il faut discuter avec les gens pour les connaître…). Et de toute façon, pour tout ce qui est sécurité, j’évite de montrer des signes extérieurs de richesse…

3. Partir sur les autoroutes un jour de WE annoncé noir!

Sans commentaire! Surtout pour moi qui n’ai aucune patience, je préfère postposer mon voyage de quelques jours car je déteste perdre mon temps dans les bouchons…

4. Aller dans un club all-in quand vous aimez l’aventure et inversément

Un de mes pires souvenirs. j’ai voulu tester la formule all-in une fois parce que j’étais vraiment fatiguée… Au bout d’un jour et demi, j’étais comme une pile sur mon transat, impossible de rester en place. Au bout de 2 jours, en train de tourner en rond comme un lion en cage dans ce complexe hôtelier, nous avons été contraint par notre nature de nous organiser de multiples activités à l’extérieur, et revenir à ce club était finalement plus une contrainte… Bref, j’ai compris à ce moment-là que ce type de vacances n’était vraiment pas pour moi. L’inverse est également vrai. Si vous avez besoin de sécurité et de farniente, évitez les voyages aventure, cela ne vous amusera pas du tout et vous angoissera beaucoup trop…

5. Partir en voyage organisé quand vous aimez l’aventure et inversément

Premier voyage en Asie. Je suis partie avec un cousin n’ayant aucune expérience de voyages, et nous avons opté pour des vacances organisées. Mon deuxième pire souvenir de vacances! Nous étions bringuebalés d’un point à l’autre de la Thaïlande avec des horaires très stricts, déposés dans les restos touristiques, sans aucun charme et si la qualité des hôtels était remarquable, cela m’a finalement assez ennuyé de devoir survoler ce qui m’intéressait pour courir vers ce qui ne m’intéressait pas du tout. En outre, ce n’était pas très reposant, car il fallait voir un maximum de choses en très peu de temps. Et si ça ne me dérange pas de courir quand je voyage seule, j’ai le sentiment de choisir où je veux aller, et quand je veux m’arrêter et c’est cette liberté que j’aime. Bref, les voyages organisés ne sont pas pour moi… Par contre, si vous aimez vous décharger du stress de tout organiser vous-même, de devoir trouver un logement tous les soirs sans être certain d’en trouver, alors, n’hésitez pas à vous laisser conduire par un guide qui fera le travail à votre place.

6. Partir avec une copine qui vous tape sur les nerfs à l’avance.

Si vous avez décidé de partir avec un ou des compagnons de route, n’oubliez pas qu’en vacances, vous serez toujours avec ces personnes, presque 24h/24. Ce qui vous énerve, mais est supportable à petite dose, ne s’arrangera pas pendant les vacances… J’ai perdu une bonne copine de cette façon!

7. Partir avec des gens qui n’ont pas du tout la même conception des vacances.

J’adore me lever tôt en vacances, et je ne sais pas pourquoi, j’ai beaucoup plus d’énergie que quand je travaille. Je me lève comme une fleur à 4h00 du matin pour aller gravir une montagne et regarder le soleil se lever. Je me sens en pleine forme et il faut que je bouge, j’adore marcher! Si vous partez à plusieurs, renseignez-vous sur la conception des vacances de vos amis, pour savoir à quoi vous attendre… C’est assez frustrant quand vous être frais comme un gardon et plein d’énergie pour démarrer votre journée à 7 ou 8 heure du matin (au plus tard) et que vous devez attendre 9h à 10h bien sonnés pour que vos amis soient prêts. En outre, si la marche et l’activité physique sont vos dadas, vous vous ennuierez si vous n’avez pas prévu de plan B, alors que tous vos amis font du farniente sur la plage. De la même manière, la dernière amie avec qui je suis partie faire un périple de 3 semaines au Pérou était tellement épuisée en revenant qu’elle est tombée malade. Il a fallu 3 semaines pour qu’elle s’en remette…

8. Ne pas connaître la situation financière de vos compagnons de vacances et leur budget.

Bon, ça c’est le sujet qui fâche! Je pense que c’est quelque chose d’important à discuter avant de partir… j’ai un ami qui a donné son accord pour partir en vacances avec des collègues, en laissant l’épouse d’un de celui-ci s’occuper de toute l’organisation, et qui a été très surpris par la note finale de la proposition, qui était nettement plus élevée que ce à quoi il s’attendait…

De la même manière, lorsque je pars avec des amis dont les moyens financiers sont nettement inférieurs aux miens, je m’adapte à leurs moyens, et je freinerai mes envies de dépenses non nécessaires…

Voilà la liste de mes pièges à éviter pour avoir des vacances reposantes, ressourçantes et énergisantes.

En fait, de nouveau, il s’agit de bien se connaître pour savoir ce qui vous convient le mieux. En plus, il faut accepter qu’en fonction d’états de fatigue différents, vos besoins peuvent être différents, et donc écouter son corps et se respecter…

Et vous, quels sont vos pièges de vacances?

 

 

7 Replies to “semaines 16-17: 8 pièges à éviter en vacances”

  1. C’est partir et faire tout comme à la maison: lessives, courses, diner, vaisselle (quand il n’y a même pas un lave-vaisselle comme à la maison), et en plus contenter tout le monde: les enfants qui veulent du fun et le mari qui veut du calme et du pas cher, sans compter les amis qui changent de plan en dernière minute, tout ça dans un trou perdu, par une chaleur accablante, sans air-co et sans moustiquaire… Cauchemardesque ! Heureusement que ma soeur est venue éclairer quelques jours de ces loooooongues vacances.

    • Merci ma chère soeur! Tu vois, elles n’étaient pas aussi pénibles pour moi, ces vacances, je ne les ai pas mises dans ma liste 🙂
      C’est sans doute parce qu’il y avait un changement pour moi: je n’ai ni enfants à contenter à la maison, ni mari exigeant!
      C’était une vraie découverte!

  2. Une semaine en famille (éloignée). Parce que je n’ai pas su dire non, afin de ne pas vexer ces personnes au demeurant charmantes, j’ai passé une semaine à préparer des repas, à être à table, à manger, manger et encore manger. J’aime de temps à autre, déguster de bons petits plats, la cuisine est une de mes passions. Mais là, trop, c’était trop. J’en suis même tombée malade: une glande salivaire s’est bouchée. Cela me faisait horriblement mal, avec une joue digne d’un hamster en pleine forme. Conclusions, plus question d’avaler quoique ce soit…. Stressée à bloc, je perdais mon énergie vitale. Glande salivaire avec une nourriture qui ne passait plus…. Cherchez l’erreur…

    • Oui, ce n’es pas mal non plus, ça: les vacances où on passe son temps à faire plaisir aux autres, en s’oubliant… et oui, la nourriture est importante non seulement pour les éléments nutritifs qu’elle apporte au corps mais aussi par le lien social qui s’est créé autour de cet acte… On a parfois tendance à inverser la fonction première de nourrir, avec tout ce qui se greffe autour: émotions heureuses ou moins heureuses… L’investissement émotionnel de la nourriture est très compliqué à gérer et je comprends tout à fait qu’il soit une source de stress!! 🙂

  3. Méditer pendant 2 semaines, waouh ! trois jours me suffirait amplement ! j’espère que tu nous raconteras.
    En ce qui me concerne, je m’accorde toujours 8 jours de vacances totalement seule avec une pile de bouquin, un carnet, un crayon et surtout aucun projet. Quelque soit le temps et l’endroit, c’est juste top !

  4. Difficile parfois de choisir entre ce qui me convient le mieux -partir seule- et me prémunir contre les ridques -trekking en haute altitude. S’y ajoute la question des finances: un trek de 21 jours seule, sans camarade de trek ni guide ni porteur, coûte 5 fois moins cher…. Comme mes moyens sont trés limités, cela résout la question, même si point de vue sécurité c’est risqué…

    • Enfin, si tu pars avec un camarade, cela ne devrait pas te coûter beaucoup plus cher, à condition d’être d’accord sur le budget avant et de ne pas se laisser entraîner dans de folles dépenses lorsqu’on part avec quelqu’un qui a plus de moyens financiers. En ce qui concerne les randonnées en Himalaya, mon peu d’expérience m’a montré qu’il y a toujours moyen de sympathiser avec des personnes sur les chemins (à condition bien sûr de rester sur des chemins fréquentés un minimum) et finalement de trouver des camarades qui t’attendent aux relais. Il y a comme une solidarité entre les trekkeurs, car on connaît tous les risques de la solitude… Il faut évidemment être un peu social :-). De toute façon, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire, il faut juste mettre toutes nos contraintes dans la balance et trouver des compromis entre tous ces facteurs! Bon voyage en Himalaya…

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