Semaine 13: sauter dans le vide

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sauter dans le vide

Parfois, il faut le faire.

Parfois, il faut oser.

Lorsque tout ton corps crie, que ton âme s’essouffle, que ton coeur s’assèche, juste sauter…

Devant moi, l’inconnu… Quelques ombres d’idées, mais rien n’est certain… Un précipice de brumes…

Je suis tout au bord…

Retourner en arrière vers la terre ferme et ma sécurité… des liens se tendent pour me sauver mais ce ne sont pas des liens, ce sont des chaînes… Elles me  gardent dans un comfort qui me rassure et qui me tue… Je fais face à la vie et à ses soucis, dans un cadre. Je me suis adaptée et  arrangée pour que plus rien ne puisse m’atteindre, dans une cage dorée. Il n’y a plus de risque de blessures. Mes peurs sont sous contrôle. J’ai l’illusion de faire face, de contrôler ma vie. En réalité, je survis. Je suis complètement anesthésiée, dans un monde d’illusions.

J’ai devant moi, un abîme et du brouillard, derrière moi, un impossible retour dans une vie qui ne m’appartient plus, dans laquelle je ne me reconnais pas. Je suis au bord du précipice e je ne peux ni avancer, ni reculer… Encore une nuit d’angoisses, encore un jour d’obscurité…

Dans un élan de lucide espoir, je me dis qu’il faut briser ces chaînes mais elles sont si fortes, et pourtant tellement impalpables.

Qui me les a mises? Personne d’autre que moi-même.

De quoi donc sont-elles forgées? De rien d’autres que mes peurs.

Peurs héritées de mes échecs, de mes conditionnements, et bien d’autres choses encore…

Briser ces chaînes… je n’ai besoin ni de scie, ni de clés, juste de moi-même…

Et tout d’un coup, dans un éclair de lucidité, tout s’illumine, je n’ai plus besoin de ces peurs, elles m’ont bien servie car elles m’ont aidé à me construire une vie confortable, elles m’ont appris à gérer ce qui est matériel… mais maintenant je décide de me débrouiller sans elles. Je les remercie, je remercie la vie qui m’a faite, mes parents, mes amis, mes anciennes relations, celles qui m’ont poussé vers l’avant, celles qui m’ont fait mal, enfin tout ce qui m’a construit.

Je lâche prise, et comme par magie, toutes les chaînes disparaissent. Il n’y a plus que la liberté de choisir, et c’est un sentiment tellement enivrant que je sens la vie qui me traverse, je vibre de tout mon être, je vole…

Et je saute. Vers un autre avenir, vers l’inconnu mais surtout vers la richesse de mille découvertes.

Aujourd’hui, je choisis la vie.