Semaine 22: Retrouver la simplicité

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Me voici après une absence un peu prolongée suite à des problèmes techniques…

Comme je vous l’ai écrit dans mon article précédent, j’ai terminé le Chemin de Compostelle à pied, et ce fut vraiment une source de grande joie et d’inspiration. Pas après pas, étapes après étapes, vous lâchez vos préoccupations quotidiennes, et il n’existe plus que des questions très simples: l’état de vos pieds, le poids de votre sac, ce que vous allez manger, où vous allez dormir. Et vous vous rendez compte que vous avez besoin de très peu de choses au final pour être heureux: des amis positifs, quelque chose à manger et un toit où dormir… et bien sûr la santé et l’énergie pour réaliser vos projets. La nature autour de moi et un sac de 10 kilos qui contenait tout ce dont j’avais besoin ont suffi à mon bonheur pendant presque un mois.

retrouver la simplicité: un sac et un bâton

retrouver la simplicité: un sac et un bâton

C’est pendant ces longues randonnées sac au dos pendant plusieurs jours que je ressens le plus ce sentiment de liberté, de joie intense, comme si je m’affranchissais de toutes les contraintes et des peurs matérielles, et où il n’existe plus que la vie dans son état le plus simple: bouger, manger, boire, dormir… Ceci est une source d’énergie très puissante, je suis revenue transformée, mes amis me disent que je suis pleine d’énergie, et je la ressens au plus profond de moi.

Durant cette longue marche, peu à peu, on abandonne le superflu, autant dans son sac car il doit être le plus léger possible, et on se rend compte à quel point on a peu de besoins fondamentaux… Abandonner le superflu, se désencombrer de tout ce qui n’est pas nécessaire pour éviter de perdre son temps et son énergie, et pouvoir se consacrer à l’essentiel.

Lorsque je marche ceci est très facile, il suffit de faire des choix pour un sac à dos qui ne doit pas peser plus de 10 kilos… Dans la vie, c’est un peu plus compliqué, mais j’y reviendrai dans un prochain article…

J’ai donc du choisir ce que j’emporterais avec moi, mon objectif était un sac le plus léger possible. Voici le contenu:

  • 3 t-shirts manche courte, de randonnée, hyper-légers et faciles à sécher (tous pesés sur ma balance de cuisine, j’ai choisi à chaque fois le plus léger)
  • 2 pantalons dont un avec des jambes amovibles, qui peut faire short
  • 2 T-shirts manche longue pour les hauteurs où il faisait plus froid
  • 1 T-shirt pour les soirées, que je peux porter pendant que les autres sèchent.
  • 1 polar
  • 1 veste de pluie et coupe vent
  • 1 cape de pluie (je la prends en plus de ma veste, car celle-ci est insuffisante en cas de grosses pluies, la cape couvre également les jambes)
  • Chaussettes: 3 paires de chaussettes de randonnée, et une paire plus épaisse… 3 paires, c’est beaucoup mais j’ai été contente d’avoir été prévoyante, car j’ai dû en jeter une…
  • Sous-vêtements… pas trop, on les lave au fur et à mesure, et de nouveau matière fine et qui sèche vite
  • Chaussures:
    • Chaussures de randonnée, adaptées aux distances longues sur chemin (donc pas mes chaussures de montagne qui sont beaucoup trop lourdes)
    • Un paire de sandale ultra-légère pour les soirées.
  • Sécurité:
    • une couverture de survie
    • trousse à pharmacie: anti-moustique, médicaments (anti-diarrhéique, anti-nausée, mal des voyages, fièvre, etc…) + quelques pansements, et quelques pansements pour les ampoules…
  • Ma trousse de toilette:
    • un savon qui peut également me servir pour faire ma lessive…
    • Un shampoing et après-shampoing en petit contenant
    • dentifrice et brosse à dent
    • 2 petits échantillons de parfum, pour les soirées…
    • 2 crayons pour les yeux, et un mascara (oui, je sais, j’aurais pu m’en passer mais on reste coquette, même sur le chemin)
    • Une crème contour de l’oeil.
    • Pas besoin de crème de jour, j’ai utilisé ma crème solaire (protection 50) Nuxe… Elle est vraiment très bien.
    • Un désodorisant, bien sûr, car les matières synthétiques des vêtements de randonnée ont tendance à garder les odeurs de transpiration, ce qui est vite désagréable et nécessite de laver ses T-shirts tous les jours.
    • Une petite brosse à cheveux…
    • Thala, huile de soin exceptionnelle pour réparer les outrages du vent et du soleil...

      Thala, huile de soin exceptionnelle pour réparer les outrages du vent et du soleil…

      Pour la nuit, et comme huile réparatrice, j’ai emporté mon sérum Thala. Très pratique, j’en mettais après la douche lorsque j’arrivais au gîte. Après plusieurs heures de marche, sous la pluie et le vent quelquefois, mais beaucoup plus souvent sous le soleil, ma peau était à la limite du coup de soleil (c’est ma faute, je ne mettais pas assez souvent de protection solaire) et desséchée, 3 gouttes suffisaient pour la nourrir et lui redonner un aspect lisse et hydraté.

    • C’est tout et ce n’est déjà pas si mal…
  • Appareil photo, téléphone, et j’ai emporté ma tablette pour pouvoir écrire des articles, mais je ne l’ai pas souvent utilisée, j’aurais donc pu m’en passer…
  • Carte d’identité, permis de conduire, crédentiale, cartes de crédit, papier d’assurances, carte de groupe sanguin…
  • et un bâton de randonnée pour les descentes difficiles…
  • Pendant le voyage, j’ai du racheter une crème pour les pieds qui étaient hyper secs, des pansements pour des ampoules (je n’en n’ai eu que deux, à cause de mes chaussettes) et une crème pour le corps, car ma peau était très sèche aussi. J’ai simplement acheté de la crème Dove, en petit contenant.

En tout, 9 kilos!! Il fallait rajouter 2 litres d’eau par jour, donc je portais entre 10 et 11 kilos. A la lecture de ce que j’ai emporté, j’aurais pu prendre 2 T-shirts en moins, pas de tablette, et pas de maquillage… j’en aurais probablement eu pour 500 grammes de moins. Ceci semble dérisoire, mais ça ne l’est pas du tout, lorsque vous marchez sur de très longues distances, en portant votre sac, chaque gramme compte, car au bout de la journée, il pèse lourdement sur vos épaules…

C’est comme dans la vie, tout ce qu’on porte sur soi et qui est inutile finit pas peser et vous prendre une énergie inutilement dépensée, alors que l’on aimerait conserver cette énergie pour de personnes, des causes, des projets importants… Belle leçon à transposer dans nos vies.

Et vous, que contient votre sac? Je vous propose de le débarrasser de tout ce qui n’est pas utile pour aborder la vie léger et plein d’énergie!

semaines 16-17: 8 pièges à éviter en vacances

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Vous savez quoi? Je crois que j’ai eu la plus mauvaise idée de vacances qui soit! J’avais planifié 3 semaines de vacances, dont 2 semaines de méditation dans un monastère Zen en France pour ensuite repasser voir des amis en Drôme pendant 3 à 4 jours, voire pousser une pointe pour aller voir d’autres amis à Nice, et puis voilà, j’ai du tronquer une bonne semaine … Du coup, j’ai passé 13 jours dans le Monastère et 1,5 jour avec mes amis.

Au bord d'une rivière, dans la Drôme

Au bord d’une rivière, dans la Drôme

Je parlerai dans un autre article de cette expérience intensive de méditation, mais ce qui est sûr, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’était pas reposant du tout!! Heureusement, j’ai eu un jour dans la Drôme où nous avons passé du temps dans un superbe endroit, au bord d’une rivière qui formait, entre de petites cascades,  des bassins naturels. Quel plaisir que de se baigner dans cette eau claire et fraîche! Voilà de quoi vous donner un bon petit coup de fouet et faire circuler le sang et donc l’énergie dans tout votre corps.

Cette expérience m’a également fait réfléchir sur des vacances passées, où j’ai eu l’impression que mes choix n’avaient pas été très adéquats pour moi. Voici les pièges à éviter en vacances.

1. Se forcer à suivre un rythme intensif similaire à celui du travail pendant ses vacances

Bon, c’est au final ce qui s’est passé au monastère où nous vivions comme les nonnes: lever à 5h15, 1ère méditation à 5h30, petit déjeuner, vaisselle ou ménage, 15 minutes de pause, seconde méditation à 8h30, 15 minutes de pause, travail au jardin, ménage, préparation du repas, ou enseignement, repas de midi, vaisselle, enfin une pause de 1h30 à 2h, et hop, à 15h, nouvelle méditation, et c’était reparti non stop jusqu’à 21h.

Si l’utilité de cet exercice prend tout son sens lorsqu’on veut travailler sur soi, et sa capacité de méditation, penser y être en vacances pour se ressourcer et se reposer est un leurre… En ce qui me concerne, pendant les vacances, j’ai besoin de casser le rythme habituel, de fonctionner parfois au ralenti, parfois à 200% mais en fonction du ressenti du moment. Bref, s’imposer un rythme trop semblable à celui du travail n’est pas reposant, et même si j’ai eu beaucoup de prises de conscience et de bénéfices de ce séjour, je n’ai pas l’impression d’avoir eu de vraies vacances, qui devraient aussi être un moment pour se reposer…

2. Aller dans un pays où il y a des troubles politiques, et où l’insécurité est palpable.

Un des aspects que je recherche pendant mes vacances est la tranquillité de l’esprit. J’ai choisi d’éviter les pays où je sais qu’il y a des troubles politiques. Maintenant, certains troubles apparaissent aussi soudainement qu’une éruption volcanique, voyager comme j’aime (c’est-à-dire partir seule sac au dos) représente toujours un risque, et je l’accepte. J’essaie néanmoins de le limiter en lisant les nouvelles sur les sites des ambassades (voir le site affaires étrangères de France et l’ambassade de Belgique) mais sans dramatiser non plus, en écoutant la population, et en évitant les zones à risque (il y a des zones dangereuses à éviter partout, il faut discuter avec les gens pour les connaître…). Et de toute façon, pour tout ce qui est sécurité, j’évite de montrer des signes extérieurs de richesse…

3. Partir sur les autoroutes un jour de WE annoncé noir!

Sans commentaire! Surtout pour moi qui n’ai aucune patience, je préfère postposer mon voyage de quelques jours car je déteste perdre mon temps dans les bouchons…

4. Aller dans un club all-in quand vous aimez l’aventure et inversément

Un de mes pires souvenirs. j’ai voulu tester la formule all-in une fois parce que j’étais vraiment fatiguée… Au bout d’un jour et demi, j’étais comme une pile sur mon transat, impossible de rester en place. Au bout de 2 jours, en train de tourner en rond comme un lion en cage dans ce complexe hôtelier, nous avons été contraint par notre nature de nous organiser de multiples activités à l’extérieur, et revenir à ce club était finalement plus une contrainte… Bref, j’ai compris à ce moment-là que ce type de vacances n’était vraiment pas pour moi. L’inverse est également vrai. Si vous avez besoin de sécurité et de farniente, évitez les voyages aventure, cela ne vous amusera pas du tout et vous angoissera beaucoup trop…

5. Partir en voyage organisé quand vous aimez l’aventure et inversément

Premier voyage en Asie. Je suis partie avec un cousin n’ayant aucune expérience de voyages, et nous avons opté pour des vacances organisées. Mon deuxième pire souvenir de vacances! Nous étions bringuebalés d’un point à l’autre de la Thaïlande avec des horaires très stricts, déposés dans les restos touristiques, sans aucun charme et si la qualité des hôtels était remarquable, cela m’a finalement assez ennuyé de devoir survoler ce qui m’intéressait pour courir vers ce qui ne m’intéressait pas du tout. En outre, ce n’était pas très reposant, car il fallait voir un maximum de choses en très peu de temps. Et si ça ne me dérange pas de courir quand je voyage seule, j’ai le sentiment de choisir où je veux aller, et quand je veux m’arrêter et c’est cette liberté que j’aime. Bref, les voyages organisés ne sont pas pour moi… Par contre, si vous aimez vous décharger du stress de tout organiser vous-même, de devoir trouver un logement tous les soirs sans être certain d’en trouver, alors, n’hésitez pas à vous laisser conduire par un guide qui fera le travail à votre place.

6. Partir avec une copine qui vous tape sur les nerfs à l’avance.

Si vous avez décidé de partir avec un ou des compagnons de route, n’oubliez pas qu’en vacances, vous serez toujours avec ces personnes, presque 24h/24. Ce qui vous énerve, mais est supportable à petite dose, ne s’arrangera pas pendant les vacances… J’ai perdu une bonne copine de cette façon!

7. Partir avec des gens qui n’ont pas du tout la même conception des vacances.

J’adore me lever tôt en vacances, et je ne sais pas pourquoi, j’ai beaucoup plus d’énergie que quand je travaille. Je me lève comme une fleur à 4h00 du matin pour aller gravir une montagne et regarder le soleil se lever. Je me sens en pleine forme et il faut que je bouge, j’adore marcher! Si vous partez à plusieurs, renseignez-vous sur la conception des vacances de vos amis, pour savoir à quoi vous attendre… C’est assez frustrant quand vous être frais comme un gardon et plein d’énergie pour démarrer votre journée à 7 ou 8 heure du matin (au plus tard) et que vous devez attendre 9h à 10h bien sonnés pour que vos amis soient prêts. En outre, si la marche et l’activité physique sont vos dadas, vous vous ennuierez si vous n’avez pas prévu de plan B, alors que tous vos amis font du farniente sur la plage. De la même manière, la dernière amie avec qui je suis partie faire un périple de 3 semaines au Pérou était tellement épuisée en revenant qu’elle est tombée malade. Il a fallu 3 semaines pour qu’elle s’en remette…

8. Ne pas connaître la situation financière de vos compagnons de vacances et leur budget.

Bon, ça c’est le sujet qui fâche! Je pense que c’est quelque chose d’important à discuter avant de partir… j’ai un ami qui a donné son accord pour partir en vacances avec des collègues, en laissant l’épouse d’un de celui-ci s’occuper de toute l’organisation, et qui a été très surpris par la note finale de la proposition, qui était nettement plus élevée que ce à quoi il s’attendait…

De la même manière, lorsque je pars avec des amis dont les moyens financiers sont nettement inférieurs aux miens, je m’adapte à leurs moyens, et je freinerai mes envies de dépenses non nécessaires…

Voilà la liste de mes pièges à éviter pour avoir des vacances reposantes, ressourçantes et énergisantes.

En fait, de nouveau, il s’agit de bien se connaître pour savoir ce qui vous convient le mieux. En plus, il faut accepter qu’en fonction d’états de fatigue différents, vos besoins peuvent être différents, et donc écouter son corps et se respecter…

Et vous, quels sont vos pièges de vacances?